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Nombres triangulaires

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Category Concepts

Un nombre triangulaire compte les points nécessaires pour construire un triangle plein : 1, 3, 6, 10, 15, 21, 28, … Additionnez les entiers de 1 à k et vous obtenez le k-ième nombre triangulaire. Ce sont les plus aimables des nombres figurés, et ils cachent une quantité surprenante de mathématiques.

Empiler des points en triangles

Imaginez des quilles de bowling ou un triangle de boules de billard. Un point est le premier nombre triangulaire. Ajoutez en dessous une rangée de deux : trois points (3). Ajoutez une rangée de trois : six (6). Ajoutez une rangée de quatre : dix (10) — le triangle de bowling. Chaque nouvelle rangée ajoute un point de plus que la précédente, de sorte que le k-ième nombre triangulaire est le total cumulé de 1 + 2 + 3 + ⋯ + k :

1, 3, 6, 10, 15, 21, 28, 36, 45, 55, 66, 78, 91, 105, 120, 136, 153, …

Gauss et le raccourci

Il existe une forme close : le k-ième nombre triangulaire est Tk = k(k+1)/2. L'histoire que l'on raconte habituellement pour l'expliquer met en scène un jeune Carl Friedrich Gauss. Selon l'anecdote, son instituteur — espérant quelques minutes de tranquillité — demanda à la classe d'additionner tous les entiers de 1 à 100. Gauss donna la réponse presque aussitôt : 5050.

Son astuce est la démonstration de la formule. Écrivez la somme à l'endroit et à l'envers et additionnez les colonnes :

  1 +  2 +  3 + … + 98 + 99 + 100
100 + 99 + 98 + … +  3 +  2 +   1

Chaque colonne donne 101, et il y a 100 colonnes, soit 100 × 101 = 10 100 — mais cela compte chaque nombre deux fois, donc le total réel en est la moitié : 5050 = 100 · 101 / 2. Le même raisonnement avec k à la place de 100 donne Tk = k(k+1)/2. (Les historiens doutent que l'anecdote scolaire soit littéralement vraie, mais elle saisit une idée authentique et magnifique.)

Deux triangles forment un carré

Les nombres triangulaires sont tissés dans le reste de l'arithmétique. L'identité la plus nette : deux nombres triangulaires consécutifs s'additionnent en un carré parfait. Tk−1 + Tk = k². Par exemple, T3 + T4 = 6 + 10 = 16 = 4². Géométriquement, deux dispositions triangulaires s'emboîtent pour former une grille carrée.

Quelques autres apparitions :

Le théorème Eurêka de Gauss

Les nombres triangulaires sont au cœur de l'un des plus jolis résultats de la théorie des nombres. En 1796, Gauss consigna dans son journal cette unique ligne triomphante — « ΕΥΡΗΚΑ ! num = Δ + Δ + Δ » — en démontrant que tout entier positif est la somme d'au plus trois nombres triangulaires. (Le Δ représente un nombre triangulaire.) Par exemple, 50 = 1 + 21 + 28 et 100 se forme lui aussi à partir de trois triangulaires. C'est un cas particulier du théorème des nombres polygonaux de Fermat, qui affirme que tout entier est une somme d'au plus m nombres m-gonaux.

Curiosités

Les nombres triangulaires sur NumberWiki

Les nombres triangulaires sont détectés sur chaque page et étiquetés triangulaire, et le résumé synthétisé indique l'indice (p. ex. « le 17e nombre triangulaire »). Les familles de nombres figurés étroitement liées ont chacune leur propre étiquette : carrés, pentagonaux, hexagonaux, tétraédriques (l'analogue en 3D) et nombres pronique. Commencez par 1, 3, 6, 10, 55 et 666.

Pour aller plus loin

Voir aussi